Syndicat Professionnel de Shiatsu

Enfin la reconnaissance professionnelle !

Le Syndicat Professionnel de Shiatsu vient d’obtenir le titre professionnel « Spécialiste en Shiatsu » et son inscription au Registre National des Certifications Professionnelles.
Le SPS est donc la première et la seule organisation dans le monde du Shiatsu à obtenir une reconnaissance professionnelle validée par l’État.
Une grande première dans le cercle des "médecines complémentaires".


Et pour toute question, n'hésitez pas à consulter nos FAQs !

 

 

Nous avons, le lundi 15 février été reçus au Ministère de l’Economie par Madame Morel conseillère auprès du ministre.

Nous sommes une profession émergente qui a besoin de trouver sa juste place dans le domaine des activités professionnelles déjà répertoriées ou mieux encore, d'avoir sa propre identification, c’est dans ce cadre que nous avions sollicité cette entrevue.

Après que nous ayons présenté notre métier et ses différents secteurs d'activité, les deux conseillers du ministère ont bien confirmé que nous étions une profession libérale. Ils ont en tout cas prêté une oreille attentive et avertie sur la question des médecines complémentaires à notre présentation.

Madame Morel s’est engagée à transmettre notre demande au service des professions libérales, nous sommes en attente de la suite qui sera réservée à cette étude.

 

SPS   NOTE DE SYNTHESE 15/02/2016

LE METIER de SPECIALISTE EN SHIATSU

Un service à la personne ?

La santé, physique comme mentale, est indispensable à l'épanouissement de chacun. Ainsi, les secteurs du médical et paramédical, du social, du bien-être et du sport contribuent, chacun à leur manière, au bon déroulement de la vie des citoyens.

Des domaines bien différents qui ont tous pour but d'aider les personnes à se sentir mieux. Ainsi, de nombreux jeunes s'orientent vers ces professions.

Depuis de nombreuses années, les espaces liés au bien-être de la population se multiplient en France. Lorsque les gens sont fatigués, de mauvaise humeur ou stressés, effectuer l'une de ces activités leur permet de se sentir mieux, d'oublier les tracas quotidiens, de se relaxer.

En France, le secteur du bien-être ne cesse d'évoluer. Selon l'INSEE, il représentait, en 2012, 288 465 entreprises, un chiffre d'affaires de 37,5 milliards d'euros et 542 846 salariés.

Des chiffres qui ne devraient pas baisser car le marché est en pleine effervescence.

Les tendances au sein du marché français

De très nombreuses publications, articles de presse, sondages, études montrent un engouement grandissant du grand public pour les techniques de prévention et de bien-être. La crise économique n’est pas un frein pour ce marché, car le phénomène renforce le besoin d’équilibre et la recherche d’un bien-être.

Les actifs et les inactifs vivent dans l’angoisse et le stress générés par la situation économique, le cortège des plans sociaux, les constantes incertitudes du lendemain.

Pour les séniors, bien vieillir, conserver sa jeunesse et se sentir bien au quotidien sont des préoccupations devenues importantes.

La génération des baby-boomers est en grande partie responsable de l’explosion de ce marché. Ils sont nombreux (les seniors seront près de 25 millions en 2020), gagnent en qualité et en espérance de vie, sont partis à la retraite relativement jeunes, et sont globalement plus riches. (Ils concentrent à eux seuls + de 43 % des revenus).

En parallèle des institutions s’interrogent sur les raisons de ce changement de comportement et de consommation face aux médecines douces.

L’utilisation exorbitante d’antidépresseurs, dans notre pays, donne une idée assez claire du niveau de stress et des dégâts collatéraux.

Différentes études ont aussi montrées les conséquences du niveau de stress sur la santé (risques cardio-vasculaires, cancers..), l’OMS l’ayant clairement identifié comme étant le fléau du monde occidental. Le mieux-être, sans recours unique et systématique à la chimie, est une tendance qui devient lourde.

Les métiers du bien-être évoluent aussi

Ainsi, certaines professions qui n'existaient pas il y a quelques années sont en pleine expansion. C'est le cas par exemple des métiers de coach de vie, de relaxologue, de sophrologue, de réflexologue et désormais de spécialiste en shiatsu.

De récentes avancées sont à souligner avec l’inscription au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) de certaines de ces activités, qui deviennent des métiers en leur donnant une reconnaissance, récemment la Sophrologie (en 2014) et en juillet 2015 une première école de Réflexologie a obtenu sa certification ainsi que le Shiatsu avec le titre Spécialiste en Shiatsu.

Cette reconnaissance donne beaucoup plus de lisibilité aux consommateurs et de sérieux pour ceux qui souhaitent en faire leur métier principal, en évitant la suspicion de charlatanisme qui fait le bonheur des détracteurs de ces méthodes.

Une tendance lourde est donc présente

La recherche par les consommateurs (clients particuliers ou entreprises) d’un bien-être, d’un mieux-être, de méthodes pour se relaxer et pour mieux gérer son stress sans avoir un recours exclusif à l’arsenal médicamenteux.

Certains métiers nouveaux identifiés feront partie des métiers de demain, d’autres seront peut être amenés à disparaître et sans doute on verra dans quelques années émerger d’autres métiers qui n’existent pas encore aujourd’hui. On assistera vraisemblablement à un nombre croissant de spécialistes ou d’experts, impliqués dans des organisations de plus en plus transversales.

La forte exigence d’innovation constatée dans tous les secteurs d’activité participe également à la transformation des métiers, ces métiers sont créés en réponse au besoin d’adaptation
des entreprises à un environnement changeant (nouvelles technologies, nouvelles réglementations…).

Ce sont des métiers et des fonctions qui sont arrivés à « maturité » dont la reconnaissance (de la qualification, des compétences, de l’activité) semble préfigurer l’inscription dans le paysage des métiers établis.

Quels critères pour les identifier ?

Les volumes d’offres sont significatifs et en progression et les intitulés utilisés sont de plus en plus connus par les recruteurs. Par ailleurs, des formations initiales et continues spécifiques à ces métiers se mettent progressivement en place pour répondre aux besoins des citoyens.

24 % des salariés interrogés dans le cadre de l’Observatoire entreprise et Santé d'harmonie mutuelle sont demandeurs de dispositifs pour concilier travail et vie personnelle. Les programmes d’assistance aux employés (PAE) peuvent accompagner le bien-être au travail. Une façon de conjuguer humanisme et performance…

Nés dans les années 40 dans les pays d’Europe du Nord, les « Employee Assistance Programs» (EAP) se sont peu à peu développés en Europe.

Leur objectif : améliorer le bien-être des salariés par des prestations à la carte avec

- des services à la personne
- un accompagnement psychologique personnel et/ou professionnel
- la prise en charge de problématiques liées à la santé

Quel impact sur les résultats ?

Aux États-Unis, plus de 80 % des entreprises de moins de 500 salariés ont recours à ces programmes. Les études menées montrent que ces prestations «anti-stress» aident à réduire de façon significative l’absentéisme, les congés maladie et le turnover tout en améliorant la performance individuelle et collective. En effet, quand les salariés se sentent bien psychologiquement et physiquement sur leur lieu de travail, ils sont plus efficaces. Ils sont alors également plus épanouis dans leur vie personnelle. Les services favorisant le bien-être au travail sont donc des outils utiles au service de la prévention. Ils sont facilement déclinables selon la culture ou la taille de l’entreprise et selon son degré de sensibilité à la santé au travail.

Selon l'INRS, dans une étude publiée en 2007 le stress apparaît depuis une quinzaine d'années comme l'un des risques majeurs auxquels les entreprises doivent faire face ; le coût du stress professionnel représenterait 2 à 3 milliards d’euros en France (dépenses de soins, absentéisme, cessations d'activité…). Cette étude ne prend malheureusement pas en compte la dimension de souffrance et de perte de bien‐être pour l’individu.

Quel cadre pour nos métiers ?

Notre profession reste toutefois dans le cadre d’un secteur aux contours flous, ceux du « bien-être » assimilé aux soins corporels et esthétiques (nous dépendons de leur convention collective…) alors que nous nous situons plutôt dans le cadre défini par l’OMS « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité » et semble, dès lors, relever plutôt d’un secteur prévention bien-être et développement personnel qui reste à créer tout en ne relevant pas, de notre point de vue, du ministère de la Santé, ni bien sûr du médical.

Dans le même temps la CNCP, en nous donnant le code NSF330, nous intègre au secteur du service à la personne même si l’INSEE continue à attribuer indifféremment les codes APE 9604Z « entretien corporel » ou 8690F « activités de santé humaine non classées ailleurs » qui nous paraît plus juste, même s’il est très imprécis dans sa qualification. Il est donc nécessaire qu’une clarification sur la place des métiers (sophrologue, réflexologue, spécialiste en shiatsu) soit apportée et qu’une place réelle soit donnée à ces métiers émergents et encadrés dans le paysage professionnel français.

A noter que trois syndicats : celui des sophrologues « Chambre nationale de la sophrologie », celui des réflexologues « SPR » et le SPS ont adhéré à la Chambre nationale des professions libérales (CNPL).

 

 

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