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Du shiatsu aux haïkus

17 janvier 2022 | 0 commentaires

La pratique du shiatsu implique une connexion avec le ciel et la terre et considère l’être humain comme un tout. Lors de mon apprentissage avec Jacques Laurent, j’ai été amenée à regarder le monde avec des yeux différents et à essayer d’y trouver ma place en abandonnant certains diktats. Le shiatsu a été pour moi une étape primordiale. Cet apprentissage m’a amené progressivement à me tourner vers la culture japonaise et notamment la poésie. Les haïkus (courts poèmes) m’ont ainsi intéressée à la fois pour leur structure et pour leur contenu dont le but premier est de célébrer la beauté, la singularité de la nature et le passage des saisons. Contre toute attente, il m’est alors apparu que les deux disciplines avaient des points communs qui méritaient d’être étudiés.

En se connectant aux éléments et en parvenant à un état méditatif,  on obtient la « bonne » pression dans le cadre du shiatsu et le mot juste dans celui du haïku. Dans les deux pratiques, le but est de se sentir relié pour pouvoir mieux faire circuler l’énergie créatrice dans le cadre de l’écriture, et  le Qi  dans le cadre du shiatsu… Etre relié est donc nécessaire, mais il ne faut pas négliger le respect des cadres dans les deux disciplines. La structure très codifiée des haïkus (3 lignes réparties en 5 syllabes – 7 syllabes – 5 syllabes) oblige à trouver le mot qui parle et qui sonne. Or, l’exercice n’est pas si facile et nécessite une concentration intense et un rapport au temps suspendu. Paradoxalement, les cadres a priori censurants aboutissent à une puissante libération des ressentis. De la même manière, en shiatsu, le respect du receveur, la connaissance de l’anatomie, des méridiens, du cycle des saisons, des points de tonification, de dispersion… sont des conditions et des  cadres nécessaires pour pratiquer les pressions qui seront libératrices  et un shiatsu qui portera ses fruits tant sur le plan physiologique que sur le plan émotionnel…

Autre point commun, le passage des saisons est célébré dans les haïkus. En shiatsu, chacun connait l’importance des saisons et la nécessité de tonifier tel méridien à chaque changement. L’idée de cycle, de permanence dans l’impermanence est donc centrale. Le shiatsuki tout comme le « haïkuki » sont des passeurs conscients de leur  simple rôle de vecteurs pour eux-mêmes comme pour les autres. Suffisamment détachés pour tenter de laisser leur ego de côté, suffisamment présents au monde pour faire de leur mieux dans leur pratique…

https://www.najemaeditions.com

Nathalie Duvergey

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